Petit retable-reliquaire abritant une reproduction en argent et à petite échelle de La Pietà de Michel-Ange Buonarroti. La structure suit un schéma architectural avec un corps central divisé en trois travées. Il s’agit d’une pièce réalisée sur une structure en bois, recouverte de plaques d’ébène, de diverses pierres dures et de pierres précieuses.
Dans la prédelle, on trouve trois plaques de chaque côté en alternance chromatique selon la nature des matériaux: lapis-lazuli et jaspe. Au centre une petite niche allongée abrite l’une des reliques de la pièce.
Le corps central est dominé par une niche abritant l’image de la Pietà tenant le Christ dans ses bras. Elle est est flanquée de deux colonnes à forte à caractère architectural bien marquées qui divisent les travées. Toutes deux présentent des bases identiques et des chapiteaux corinthiens en bronze doré. Les fûts sont réalisés en lapis-lazuli sertie. Les travées latérales présentent deux petites niches vides et, à leurs extrémités supérieures et inférieures, deux petites niches abritant des reliques de chaque côté du reliquaire. Enfin, les limites latérales sont définies par deux pilastres chacun composé d’une plaquette de jaspe, muni, comme les colonnes, de bases et de chapiteaux corinthiens en bronze doré. Dans l’espace transition vers le corps supérieur se trouvent diverses pièces de jaspe, de lapis-lazuli et des pierres précieuses.
L’attique est dominé par une frappante peinture à l’huile sur lapis-lazuli représentant la scène du Sacrifice d’Isaac. L’image montre Isaac sur l’autel et Abraham s’apprênant à offrir son fils en holocauste, au moment précis où il est arreté par l’ange avant de commettre le filicide. La scène dépeint la grande épreuve de la foi à laquelle fut soumis Abraham (Gn 26, 1-12). Par ailleurs, l’ensemble est couronné par un fronton décoré d’une petite pierre bleue en son centre.
Pour en finir, et comme le signalent Chamoso Lamas et Manuel Casamar, il ne semble pas exister de correspondance directe entre le socle qui soutient l’image de La Pietà et la niche centrale (cf. Chamoso Lamas y Casamar, 1980: 100).
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Andrés González, P. (2020). “De convento a museo. Las colecciones de patronazgo femenino entre las clarisas”, en Ángel Zalama, M. e Andrés González, P. (eds.), Ellas siempre han estado ahí. Coleccionismo y mujeres. Madrid: Ediciones Doce Calles, pp. 95-111.
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Chamoso Lamas, M. y Casamar, M. (1980). Museo de Arte Sacro Clarisas de Monforte de Lemos. Madrid: Caja de Ahorros de Galicia.
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Lorenzana Lamelo, M.ª L. (1986) Aportación documental al estudio histórico-artístico de dos fundaciones monfortinas: el colegio de la Compañía y el Convento de las Clarisas. Santiago de Compostela: Universidad de Santiago de Compostela.
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Sáez González, M. (2018). Coleccionismo y almoneda del gran Conde de Lemos, Don Pedro Fernández de Castro. Lugo: Diputación de Lugo.